Début du IVe millénaire av. J.-C. (vers 4000-3500 av. J.-C.)
Construction estimée
Construction estimée Début du IVe millénaire av. J.-C. (vers 4000-3500 av. J.-C.) (≈ 3575 av. J.-C.)
Période du Néolithique moyen armoricain
28 mai 1980
Inscription MH
Inscription MH 28 mai 1980 (≈ 1980)
Classement comme monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen à transept du Riholo (cad. ZI 115) : inscription par arrêté du 28 mai 1980
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources archéologiques anonymes
Origine et histoire
Le dolmen du Riholo est un monument mégalithique situé à Herbignac, dans les Pays de la Loire. Il se dresse sur un promontoire dominant des zones humides à la limite nord de la Brière. Ce dolmen appartient à une catégorie architecturale rare, dite à transept ou tombes transeptées, caractéristique des deux rives de l’estuaire de la Loire. Ces constructions se distinguent par une allée centrale menant à une chambre principale, autour de laquelle s’articulent des chambres secondaires symétriques. À l’origine, le dolmen était recouvert d’un cairn ou d’un tumulus, aujourd’hui disparu.
Malgré les dégradations subies au fil des siècles, le dolmen du Riholo conserve des éléments remarquables : une chambre terminale de forme quasi carrée (2,25 m × 2 m) et un transept latéral nord exceptionnellement bien préservé (3 m × 2 m). Deux piliers transversaux, placés à la croisée du transept, réduisent l’accès à la chambre principale, tandis que des dalles jumeaux marquent l’entrée de la cellule latérale. Ce type d’architecture, daté du Néolithique moyen armoricain (début du IVe millénaire av. J.-C.), est partagé par deux autres mégalithes voisins : le double dolmen de Crévy à Saint-Lyphard et le dolmen des Rochettes à Crossac.
Le site a été inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1980, dans un état déjà dégradé. Les fouilles archéologiques menées sur des sites comparables, comme le cairn des Mousseaux à Pornic ou le dolmen de Château-Bû à Saint-Just, ont permis d’attribuer ces tombes transeptées à une période comprise entre 4000 et 3500 av. J.-C. Ces sépultures collectives témoignent des pratiques funéraires et des savoir-faire architecturaux des communautés néolithiques installées autour de l’estuaire de la Loire, une zone marquée par des échanges culturels intenses entre les deux rives.
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